Vie monastique

Plutôt que de prieur du monastère, on devrait dire le second, puisque le prieur est en fait désigné par l’abbé pour être son second. Il ne doit pas être choisi par une autre autorité que celle de l’abbé, sinon c’est la porte ouverte à cette situation de crise décrite par saint Benoît. ...

Saint Benoît nous rappelle ici que, dans la vie monastique, ce qui est premier c’est l’obéissance à la Règle et la stabilité dans le monastère. Ceci vaut pour tous ceux qui entrent au monastère, et saint Benoît envisage ici le cas de prêtres ou de clercs qui demanderaient à y entrer. Leur sacerdoce ou leur état clérical ne les place pas au-dessus des autres, ni ne les dispense d’observer tous les points de la Règle. ...

Comme pour la nourriture, le principe de saint Benoît, à propos des vêtements, est qu’il faut avoir le nécessaire et éviter le superflu. Il ajoute qu’il doivent être adaptés à chacun, en fonction de sa taille et de ses besoins. Progressivement, l’habit du moine s’est distingué de l’habit laïc ordinaire pour devenir le signe de son état de vie et une protection contre le monde. ...

L’hospitalité selon saint Benoît a son originalité ; ce n’est pas un simple accueil hôtelier comme on peut en trouver ailleurs. L’hôte qui se présente au monastère est considéré comme le Christ selon sa parole même chez saint Matthieu, dans la parabole du Jugement dernier : « J’étais sans toit et vous m’avez accueilli » (Mt. 25). Et encore : « Qui vous accueille, m’accueille ». ...

Ce chapitre, comme le précédent, vient compléter toute la série de ceux qui traitent des coulpes et de l’excommunication. Il est question ici, plus que de la faute, de la réparation et du retour en grâce du pénitent. Cette réadmission dans la communauté se fait par étapes, ce qui donne au coupable le temps de prendre conscience de la séparation où la conduit sa faute, et de creuser son désir d’être rétabli dans sa communauté. ...

En cette fête de saint Benoît, ce chapitre nous rappelle le choix que nous faisons lors de notre profession : « Ne rien préférer à l’amour du Christ », ce qui implique de renoncer à toute possession, tout attachement qui nous empêche de nous donner totalement à lui. ...

En cette fête de saint Benoît, ce chapitre nous rappelle le choix que nous faisons lors de notre profession : « Ne rien préférer à l’amour du Christ », ce qui implique de renoncer à toute possession, tout attachement qui nous empêche de nous donner totalement à lui. ...

Ce petit chapitre sur l’Alléluia rappelle une chose essentielle et que l’on redit souvent : que l’office divin a toujours un caractère pascal. L’Alléluia se chante toute l’année sauf en Carême. Mais précisément, son absence en Carême a pour but de signifier l’attente de la Résurrection, le désir de la joie pascale. C’est pourquoi il éclate dans la nuit de Pâques pour se répandre à profusion jusqu’à la Pentecôte et ensuite tout au long de l’année liturgique. ...

Ce petit chapitre sur l’Alléluia rappelle une chose essentielle et que l’on redit souvent : que l’office divin a toujours un caractère pascal. L’Alléluia se chante toute l’année sauf en Carême. Mais précisément, son absence en Carême a pour but de signifier l’attente de la Résurrection, le désir de la joie pascale. C’est pourquoi il éclate dans la nuit de Pâques pour se répandre à profusion jusqu’à la Pentecôte et ensuite tout au long de l’année liturgique. ...

On pourrait commenter abondamment ce chapitre sur l’office des Vigiles nocturnes. Aujourd’hui, puisque ce chapitre coïncide avec la solennité de la Sainte Trinité, nous pouvons souligner la dimension trinitaire de la prière de l’office. A la fin des psaumes et des répons, du moins le troisième, saint Benoît précise que tous se lèvent « pour l’honneur et la révérence à la Sainte Trinité ». ...