Vie monastique

Dans ce chapitre 36 sur les frères malades, saint Benoît nous met en relation avec le Christ, et cela de deux manières : D’abord, et sans le dire ouvertement, mais on le devine, il nous propose le Christ comme modèle. Jésus est venu comme médecin des corps et des cœurs ; il a eu compassion des malades...

Avec les psaumes de Vêpres et de Complies, tel que le propose saint Benoît au chapitre 18 de sa Règle, l’ensemble du psautier se trouve ainsi réparti sur la semaine. Il y a une plénitude dans ce chant de l’office où nous sommes engagés à servir le Seigneur en union avec toute l’Église. C’est un des effets de notre baptême...

La prière dominicale est dite à la fin de chaque office avec cette insistance sur la demande de pardon. C’est le rappel que la prière liturgique ne doit pas être détachée de la vie. La présence de cette demande : « Pardonne-nous nos offenses » nous ramène à la réalité ; nous venons à l’office avec toute notre vie concrète, nos soucis, nos travaux, nos joies, nos peines, nos relations, et nous les offrons tous au Seigneur ...

On pourrait parler longuement et s’attarder sur ce douzième degré d’humilité. Degré par degré, saint Benoît nous a esquissé le portrait du moine humble. Et pour couronner l’ensemble, il montre que c’est l’être tout entier du moine qui est pénétré par l’humilité, et cela partout où il se trouve. Ce n’est pas une humilité de façade, mais un état profond, une transformation intérieure ...

Ce cinquième degré d’humilité traite de l’ouverture du cœur. Il est inévitable que nous ayons des mauvaises pensées : convoitises, jalousies, rancunes, désirs de vengeance, désespérance, etc… Mais il ne faut pas les laisser nous envahir l’esprit, ni le cœur. ...

On risque de s’imaginer de l’extérieur que dans les monastères, tous les moines sont déjà des saints, que la journée se déroule de façon parfaitement régulière, tous étant présents à l’office, respectant le silence, les horaires de travail, et tout cela dans une parfaite charité fraternelle… ...