Vie monastique

On risque de s’imaginer de l’extérieur que dans les monastères, tous les moines sont déjà des saints, que la journée se déroule de façon parfaitement régulière, tous étant présents à l’office, respectant le silence, les horaires de travail, et tout cela dans une parfaite charité fraternelle… ...

saint Benoît propose « d’établir une école du service du Seigneur », avec des règles à observer, pas trop dures ni difficiles. Mais il nous avertit qu’il peut y avoir des situations moins faciles, des exigences qui nous obligent à dominer notre nature. ...

Après ces quatre derniers mois de commentaires de la Règle de saint Benoît, il est prévu de recommencer à la relire depuis le Prologue pour qu’elle soit à nouveau commenté par le supérieur. Comme toute Parole de Dieu, notre Règle est un texte ‘’vivant’’ qui doit se renouveler chaque matin, même si on ne peut éviter certaines ‘’redites’’. Heureusement que l’Esprit Saint nous évite ce risque si on se met à son écoute dans cette parole quotidienne ...

  Dans ces derniers chapitres, nous retrouvons les grands thèmes du début de la Règle avec les valeurs qui constituent l’identité du moine. Ici, il est question de l’obéissance qui est présente dès le Prologue. Saint Benoît la considère comme le moyen de revenir à Dieu, la condition pour suivre le Christ. ...

Au début de ce chapitre, saint Benoît évoque des situations de conflit lorsqu’il y a une double autorité dans un monastère. C’est le cas où le prieur est nommé par ceux qui ont déjà nommé l’abbé. Cette situation est source de conflits et de rivalité, car c’est comme s’il y avait deux têtes pour la communauté, ce qui entraîne une division entre ses membres. Et c’est alors la mort spirituelle de la communauté remarque saint Benoît. ...

Commentaire de Dom Guillaume : « Du moine étranger qui demande l’hospitalité, comme de celui qui désire entrer dans la communauté, saint Benoît n’attend qu’une seule chose : qu’il se contente de ce qu’il trouve ; ni plus, ni moins. Le grand signe d’une vocation monastique authentique est cette capacité de prendre ce qui est donné, sans exiger davantage, mais aussi, sans se défiler devant ce qui est demandé. ...

Lorsqu’on est absent du monastère, pour un voyage, un déplacement exigé par un travail, un séjour en famille ou une autre raison, on ne cesse pas d’appartenir à sa communauté, on ne met pas sa vie monastique entre parenthèses. Depuis notre profession la vie monastique fait partie de notre être. Et puis, par notre vocation monastique, nous nous sommes engagés à servir le Seigneur et la célébration de l’œuvre de Dieu, l’office divin, est une priorité...

Se tromper à l’oratoire peut arriver à tout le monde. Une erreur de lecture parce qu’on voit mal est vite arrivée, d’autant plus qu’on est emporté par le rythme du chant. En soi, ce n’est pas très grave. Il est plus gênant de n’avoir pas pris la peine de préparer à l’avance ses pages ou ses fiches pour pouvoir chanter ou lire ce qui est prévu. Ce soin est nécessaire pour participer au mieux avec l’ensemble du chœur pour le chant communautaire. ...

Sur ce chapitre, il y a peu de choses à dire. Nous avons une sécurité puisque nous ne manquons pas, ayant plusieurs repas assurés chaque jour. Mais nous devons cependant veiller à une certaine discipline vis-à-vis de la nourriture, en respectant les heures des repas et leur aspect communautaire. Saint Benoît recommande d’éviter l’excès. Autrement dit, il nous faut garder une certaine retenue dans la nourriture. Le repas est aussi un partage ...

En cette fête de saint Benoît, ce chapitre nous rappelle une exigence capitale de la vie du moine : le renoncement et le détachement. En nous engageant à suivre le Christ pauvre, obéissant et totalement donné, nous mettons en lui tout notre amour. Nous lui accordons la première place, toute la place, ce qui suppose le renoncement à toute propriété matérielle comme à sa propre volonté. ...

Si ce chapitre traite de l’excommunication, il traite aussi, et peut être davantage, de l’abbé. Celui-ci est considéré sous deux aspects : le médecin et le pasteur. Dans les deux cas, son modèle, c’est le Christ. L’abbé déploiera tous ses efforts pour ramener le frère coupable à la sagesse. La charité et la prière sont les remèdes les plus efficaces pour gagner le frère en dérive. ...