Les Moines bénédictins olivétains

 

La vie monastique selon la Règle de saint Benoît s’organise autour de trois piliers : la Règle, dont l’observance doit permettre d’avancer sur le chemin de la conversion, la communauté, comme lieu de mise en œuvre des préceptes évangéliques et signe de la réconciliation entre les hommes et l’abbé, qui est cru tenir la place du Christ et à qui on promet l’obéissance.

Les moines du Bec sont des cénobites bénédictins. Une fois entrés au monastère, ils suivent un parcours précis. Après quelques mois de postulat, ils reçoivent l’habit monastique blanc, caractéristique des moines olivétains. Cette vêture ouvre le temps du noviciat.

 

Après un minimum d’un an, a lieu le premier engagement par la profession des vœux monastiques pour une période de 3 ans, qui sera suivie de l’engagement définitif, la profession perpétuelle. A ces deux professions, le moine promet stabilité, conversion de vie et obéissance.

La stabilité

En choisissant de rester en un seul lieu, le moine se concentre sur le combat spirituel qu’il a à mener : face à lui-même, face à Dieu, parmi ses frères, il lutte contre les pensées qui l’habitent, qui habitent tout homme – pensées de violence, de haine, tentations de pouvoir, etc. Avec et pour les hommes, il combat, et c’est une des formes de sa prière.

 

La conversion de la vie

A la suite du Christ qui appelle à la conversion – « Convertissez-vous et croyez à l’évangile » – le moine expérimente jour après jour que Dieu l’entraîne, le transforme, le convertit. De par ce vœu, il ne peut jamais se croire arrivé ; sans cesse, il remet en chantier ses certitudes, ses convictions, et se laisse dépouiller à la suite du Christ.

 

L’obéissance

Le moine promet, entre les mains de son abbé, l’obéissance selon la Règle de saint Benoît. Celle-ci a une couleur particulière. Obéissance à la suite du Christ, elle passe par l’obéissance à l’abbé, qui est cru tenir la place du Christ. Elle est aussi obéissance mutuelle entre frères : « Qu’ils s’obéissent les uns aux autres. »   (Règle de Saint Benoît 71, 1)

L’obéissance rend libres et humbles.

La Congrégation Bénédictine de Mont Olivet

 

L’actuelle communauté du Bec a été constituée en 1864 par un prêtre du diocèse de Troyes, le père Emmanuel André, curé de la paroisse du Mesnil-Saint-Loup.

 

Le monastère qu’il construisit, dédié à Notre-Dame de la Sainte Espérance, fut agrégé à la Congrégation Bénédictine de Mont-Olivet en 1886. Celle-ci fut fondée au XIVe siècle par saint Bernard Tolomeï, en Italie, près de Sienne, sous le nom de Sainte Marie de Mont Olivet, d’où leur nom d’Olivétains.

 

La Congrégation olivétaine s’est développée considérablement aux XVe et XVIe siècles, puis dans le monde à partir du XIXe siècle.