Vie monastique

Dans cet avant-dernier chapitre de sa Règle, qui est aussi un chapitre de conclusion, saint Benoît nous donne un condensé de ce qui fait notre vie en nous rappelant un commandement qui doit englober tous les autres et pénétrer toute notre vie : c’est celui de l’amour....

Ce chapitre nous invite à trouver le juste équilibre entre le contact avec l’extérieur et le retrait du monde. Autrefois, cette frontière était plus marquée géographiquement, car le contact avec l’extérieur était réservé au portier et l’ensemble de la communauté pouvait rester dans la paix de la clôture. ...

Ce chapitre vient en complément des chapitres précédents, mais rejoint aussi, en quelque sorte, le chapitre 7 ‘’De l’humilité’’, car il traite de la reconnaissance des autres fautes. Il y a celles de la vie quotidienne, matérielle, concrète, et il y a celles de la vie intérieure, de l’âme...

Après avoir traité de la gestion des biens du monastère, saint Benoît continue sa réflexion en abordant le sujet de la pauvreté. Ce chapitre découle du précédent et, si la propriété – ou plutôt l’appropriation – est prescrite par lui, il est nécessaire de répondre quand même aux besoins de chacun des frères, et ces besoins ne sont pas forcément les mêmes pour l’un ou pour l’autre. On voit encore une fois comment saint Benoît est attentif aux personnes et tient compte de la faiblesse humaine, car chacun de nous a ses limites....

Après avoir traité de la gestion des biens du monastère, saint Benoît continue sa réflexion en abordant le sujet de la pauvreté. Ce chapitre découle du précédent et, si la propriété – ou plutôt l’appropriation – est prescrite par lui, il est nécessaire de répondre quand même aux besoins de chacun des frères, et ces besoins ne sont pas forcément les mêmes pour l’un ou pour l’autre. On voit encore une fois comment saint Benoît est attentif aux personnes et tient compte de la faiblesse humaine, car chacun de nous a ses limites....

Ce chapitre sur les frères coupables peut nous sembler difficile à entendre aujourd’hui, car nous sommes dans la situation inverse de celle traitée au chapitre précédent et qui avait un heureux dénuement. Ici, tous les moyens ont été employés pour ramener le frère coupable dans le droit chemin, depuis les exhortations, en passant par les châtiments corporels, jusqu’à l’exclusion totale. Même la prière n’a pu obtenir de résultat....

Ce chapitre n’est plus directement d’actualité car, ce que propose ici saint Benoît correspond à certaines époques où les communautés étaient très nombreuses, aussi le système des décanies ne se pratique plus aujourd’hui. L’abbé devait s’appuyer sur plusieurs anciens ou des sages pour relayer son gouvernement, étant entendu qu’ils devaient contribuer à l’unité de la communauté. ...

Ici, saint Benoît se préoccupe moins du détail des offices que de l’ensemble. Au fond, c’est toute la journée, y compris la nuit, qui est consacrée à la louange du Créateur. Ce chapitre s’appuie sur deux citations du psaume 118. La première : « Sept fois par jour, j’ai proclamé tes louanges » est répétée deux fois ; la seconde concerne la nuit : « Au milieu de la nuit, je me levais pour te célébrer »....

La louange nocturne est envisagée ici en été, après l’avoir été pour l’hiver. Ce passage de l’hiver à l’été se fait à Pâques avec son mystère, qui est ainsi discrètement rappelé, car il constitue le centre de notre foi. La célébration de l’office est aussi un acte de foi, une façon d’affirmer que nous croyons en la Résurrection du Seigneur. Et c’est toute notre vie qui doit en être marquée....