Solennité de l’Assomption 2026-A (Lc 1, 39-56)

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Catégorie : Homélies

Monition :

L’Assomption de Marie, joie et espérance de toute l’humanité. La montée de son corps et de son âme dans la gloire de Dieu est aussi l’annonce de notre propre destinée. L’Évangile ne dit rien de la mort de Marie, mère de Jésus. Créée toute pure par la grâce de Dieu, elle ne pouvait pas connaître la dégradation de son corps dans la mort.

l’Assomption de Marie est une certitude de foi pour nous chrétiens, un dogme. Fruit de la résurrection du Christ, elle nous entraîne dans l’espérance. A l’école de Marie, accueillons le don de Dieu dans notre vie, célébrons dans l’action de grâce la fidélité et l’amour incommensurable de Dieu sur nous .

Nous prierons spécialement aujourd’hui dans cette eucharistie pour notre pays qui est sous la protection de Marie, et pour notre préparation spirituelle à la prochaine venue du Pape chez nous, comme nous l’ont invités nos chers évêques.

 

 

Père Dieudonné
Prieur du bec

Évangile : « Le Puissant fit pour moi des merveilles : il élève les humbles »

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle.

Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »

Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

La Vierge Marie est inséparable de l'humanité réconciliée avec Dieu. Elle est pour nous la figure de l'humanité sauvée, transfigurée, en communion avec Dieu par le Christ.

Homélie :

Chers frères et sœurs, nous célébrons aujourd’hui l’assomption de la Vierge Marie, son entrée définitive dans la gloire de Dieu. C’est une fête exceptionnelle à laquelle tous les chrétiens sont convoqués. Ils sont nombreux, chaque année, ceux et celles qui profitent de l’occasion pour se rassembler dans les divers lieux de pèlerinage. Les uns et les autres choisissent de se tourner vers Marie pour implorer sa protection.

Cependant, il nous faut éviter une confusion : Marie ne tient pas le rôle de Dieu. Elle nous conduit plutôt vers son Fils qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. Et c’est par Lui, le Christ, et Lui seul que nous avons accès au Père.

Dans l’Évangile de la Visitation que nous venons d’entendre, Marie loue, glorifie le Seigneur, dans l’action de grâce, par une humble reconnaissance de tous les bienfaits que le Seigneur a fait en elle. Et tout au long de sa vie terrestre, Marie nous a donné le témoignage de sa foi, de sa confiance et de son entière disponibilité aux appels de Dieu.

Après avoir appris la nouvelle de sa cousine Élisabeth, elle part aussitôt et en toute hâte pour aider. Voilà un exemple pour nous qui sommes si facilement repliés sur nous-mêmes. Quand nous sommes fermés aux appels de ceux qui sont dans le besoin, c’est le Seigneur que nous rejetons. Mais Marie et toujours là pour nous apprendre à nous tourner sans attendre vers les autres et vers Dieu.

Dans le texte du magnificat de la Vierge Marie, je me suis arrêté sur une phrase : « Désormais tous les âges me diront bienheureuse ». Cette prophétie de la Vierge Marie, s’est effectivement accomplie. Depuis plus de deux mille ans, toutes les générations qui se sont succédées ont proclamé la béatitude de la Vierge Marie. Et nous-mêmes en ce jour, en communion avec toute l’Église, nous célébrons cet accomplissement. La Vierge Marie est inséparable de l’humanité réconciliée avec Dieu. Elle est pour nous la figure de l’humanité sauvée, transfigurée, en communion avec Dieu par le Christ.

Au Golgotha, quand Il était suspendu à la Croix, Jésus a donné à toute l’humanité, à travers son apôtre Jean, Marie comme Mère. A travers l’apôtre Jean, c’est toute l’humanité que le Christ confiait à Marie. « Voici ton fils, voici ta Mère ». Être mère est un des plus beaux cadeaux que Dieu accorde à une femme. Certes, elle n’est pas l’auteur de la vie, elle est celle qui accueille la vie, qui donne la vie et qui protège la vie.

En ce jour de la fête de son Assomption, rendons grâce au Seigneur pour ce merveilleux cadeau qu’il nous a fait en nous donnant Marie pour Mère. Emportée corps et âme dans le sein du Père, dans son mystère trinitaire, elle nous précède dans le Royaume.

Que ce chant du Magnificat soit le nôtre dans une immense action de grâce avec Marie.

Bonne fête à tous.

 

Père Dieudonné
Prieur du Bec