Monition :
Nous sommes tous invités ce matin à la montagne du Seigneur, à la maison de Dieu qui est maison de prière pour tous les peuples sans exception. Et la carte d’accès est notre foi soutenue par une profonde humilité et une grande espérance qui s’expriment dans la vérité de notre vie.
Puissions-nous faire notre, au début de cette eucharistie, le cri d’appel profond, humble et confiant de la Cananéenne de l’évangile que nous entendrons tout à l’heure, qui implore la guérison de sa fille, pour que Jésus, Pain vivant, nous guérisse, de nos jugements, de notre manque de foi, et de notre manque de miséricorde envers notre prochain.
Père Dieudonné
Prieur du Bec
Évangile : « Femme, grande est ta foi ! »
En ce temps-là, partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.
Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot.
Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! » Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »
Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! » Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.