Homélies

L'église célèbre aujourd'hui en une même fête le martyre de Pierre et celui de Paul. Elle affirme ainsi que, malgré leurs différences et parfois même certains affrontements, ils ont répondu à un même appel, annoncé le même évangile et confessé le même Seigneur jusqu'à donner leur vie pour lui. La comparaison de leur parcours et même de leur activité apostolique met en lumière plusieurs différences. Mais celles-ci sont normales car elles démontrent la liberté du choix de Dieu. Pierre est l'un des tout premiers disciples de Jésus alors que Paul ne fait pas partie des Douze. Il a été appelé bien après la Pentecôte et il se considère comme le dernier de tous. ...

Chacun de nous « s’il prête l’oreille de son cœur » – comme nous y invite St Benoît dans sa Règle – entend l’appel de Dieu. Comment le discerner et y répondre en liberté et responsabilité ? C’est le chemin que nous trace la Parole de Dieu aujourd’hui. Dans le sillage de la fête du Sacré-cœur qui nous a fait méditer l’amour fou de Dieu pour chacun de nous, nous accueillons Jésus. Car « ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimé en premier » et qui nous appelle. ...

Au début de notre célébration, nous avons fait le signe de la croix, en disant « au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ». Et tout à l’heure, après cette homélie nous dirons à nouveau : « Je crois en un seul Dieu : Père, Fils et Saint Esprit. » Ce sont les termes de notre Profession de foi en ce Dieu Trinité – un terme qui n’existe que dans notre religion. Au terme du Temps pascal que nous avons célébré dimanche dernier...

La fête de la Pentecôte célèbre l’accomplissement du mystère pascal. Ce cinquantième jour est le couronnement du temps pascal. A Pâques, nous proclamons la victoire du Christ sur la mort et le péché. A la Pentecôte, nous accueillons dans la joie le don de l’Esprit Saint en plénitude accordé à toute la terre. Pâques et Pentecôte sont les deux faces d’un meme acte sauveur...

Ecoutez bien cette parole d’un prêtre orthodoxe, le Père Dimitry Stalinoae : « Tant que je ne suis pas aimé, je reste incompréhensible à moi-même ». Cela veut dire que l’Amour donne naissance, l’amour fait vivre, crée une relation, crée l’unité entre les personnes : « Que tous soient Un, comme Toi, Père, tu en en moi et moi en toi ». Il n’y a pas de paroles plus fortes, plus créatrices de vie au monde. Cette unité entre le Père et le Fils est ouverte à tous ceux qui croient en Jésus, à tous ceux qui ont tant besoin d’aimer et d’être aimés. ...

Dans les premiers temps de l'église, la mémoire de l'Ascension était évoquée au terme de la cinquantaine pascale. On célébrait en ce même dimanche l'entrée du Seigneur Jésus dans la gloire du Père et l’effusion de son Esprit. Puis, pour mieux approfondir la richesse du mystère pascal, la liturgie a distingué au quarantième jour la célébration de l'Ascension....

Entre la résurrection de Jésus, son Ascension auprès du Père et le don de l’Esprit à la Pentecôte, les révélations de Jésus sur l’Esprit, notre Défenseur, nous permettent de vivre dans la foi, dans la paix, dans la joie notre communion avec Dieu et les uns avec les autres. L’Esprit de Jésus est un avocat de la défense dans les combats à mener pour persévérer dans la vie de foi...

Devant le Dieu d’amour, chacun, quel qu’il soit, est unique et précieux. On comprend mieux pourquoi un tel amour, totalement gratuit, profondément faible et désarmé est contraire aux logiques du monde et pourquoi il scandalise les volontés de puissance, de domination, d’exclusion. Il conduit inévitablement à la croix. ...

La Parole de Dieu pour ce dimanche nous invite à entrer dans le mystère de Pâques par tout notre être : en « obéissant à Dieu plutôt qu’aux hommes », car nous sommes appelés à adorer Dieu seul en suivant Jésus par amour. Cette obéissance à Dieu nous rendra libres, comme le montrent Pierre et les Apôtres devant leurs juges...

Aujourd'hui l'Église nous invite à porter notre attention vers le mystère de la Miséricorde, selon la demande de Jésus lui-même à sœur Faustine Kowalska.  Je désire que le premier dimanche-après Pâques soit la fête de la Miséricorde". C'est Jean-Paul II qui institua la Fête de la Miséricorde pour toute l'Église en l'an 2000. ...