Homélies

Il serait vraiment insuffisant de présenter la demande de baptême que Jésus adresse à Jean comme un beau geste d’humilité : faire comme tout le monde, s’abaisser au niveau des plus pauvres, mettre de côté son identité profonde pour ressembler au tout-venant…...

Cette fête est bien le témoignage que l’Evangile est d’abord un acte de foi, pas une histoire au sens moderne du terme. Cela ne veut pas dire qu’il est une pure construction littéraire pour faire passer un message, comme une fable, mais que, à partir de faits réels, les évangélistes ont élaboré, après coup et avec le recul de leur foi, un récit qui prend un sens théologique. ...

Si l’on met en parallèle le titre de « Mère de Dieu », que l’Eglise donne à Marie depuis le concile d’Ephèse (431) et la parole de Jésus : « Quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, c’est lui mon frère, ma sœur, ma mère » (Mt 12, 50), on est en droit de s’interroger sur ce qu’ont voulu signifier les évêques au IVème siècle. ...

Jean annonçait la venue imminente du Messie, l’Envoyé de Dieu, qui allait « nettoyer son aire à battre le blé », « brûler la paille (les pécheurs) », et « amasser le grain (les bons) dans son grenier (le Royaume des cieux). Il invoquait « la colère de Dieu » pour inciter les gens à se convertir, à changer de vie. Or, très vite, il découvre que Jésus ne ressemble pas à ce qu’il imaginait de lui...

Le destin de Marie s’inscrit dans cette longue histoire, et s’il sort de l’ordinaire, en raison de l’exception qu’il représente (sa conception immaculée), il en est aussi un maillon comme les autres. Marie ne serait pas Mère de Dieu, si elle n’était pas d’abord fille d’Israël ; elle ne serait pas la mère de tous les vivants, si elle n’était pas d’abord Comblée-de-grâce, fille de Dieu, choisie par Lui pour donner le jour à Jésus qui sera appelé Fils du Très-Haut....

Quel paradoxe ! Pour célébrer la royauté du Christ, la liturgie nous fait lire l’évangile de la crucifixion, l’instant où il se montre, non seulement anéanti, dépossédé de sa liberté et de sa dignité d’homme, mais jugé comme un malfaiteur, traité comme un hors-la-loi. « ma royauté n’est pas de ce monde, venait-il de déclarer à Pilate....

Tous autant que nous sommes, nous savons ce que le autres devraient faire et font mal, nous avons réponse aux questions que se pose la société, qu’elle-même ne parvient pas à résoudre, nous analysons parfaitement les problèmes du monde, qui semblent passer au-dessus de la tête des dirigeants les plus perspicaces… ...