Homélies

Jean annonçait la venue imminente du Messie, l’Envoyé de Dieu, qui allait « nettoyer son aire à battre le blé », « brûler la paille (les pécheurs) », et « amasser le grain (les bons) dans son grenier (le Royaume des cieux). Il invoquait « la colère de Dieu » pour inciter les gens à se convertir, à changer de vie. Or, très vite, il découvre que Jésus ne ressemble pas à ce qu’il imaginait de lui...

Le destin de Marie s’inscrit dans cette longue histoire, et s’il sort de l’ordinaire, en raison de l’exception qu’il représente (sa conception immaculée), il en est aussi un maillon comme les autres. Marie ne serait pas Mère de Dieu, si elle n’était pas d’abord fille d’Israël ; elle ne serait pas la mère de tous les vivants, si elle n’était pas d’abord Comblée-de-grâce, fille de Dieu, choisie par Lui pour donner le jour à Jésus qui sera appelé Fils du Très-Haut....

Quel paradoxe ! Pour célébrer la royauté du Christ, la liturgie nous fait lire l’évangile de la crucifixion, l’instant où il se montre, non seulement anéanti, dépossédé de sa liberté et de sa dignité d’homme, mais jugé comme un malfaiteur, traité comme un hors-la-loi. « ma royauté n’est pas de ce monde, venait-il de déclarer à Pilate....

Tous autant que nous sommes, nous savons ce que le autres devraient faire et font mal, nous avons réponse aux questions que se pose la société, qu’elle-même ne parvient pas à résoudre, nous analysons parfaitement les problèmes du monde, qui semblent passer au-dessus de la tête des dirigeants les plus perspicaces… ...

Aujourd’hui encore, dans nos pays latins, la tradition veut que nous allions prier et déposer un chrysanthème sur nos tombes de famille. La Toussaint évoque pour nous le passé et nous plonge dans une certaine nostalgie, les feuilles jaunies de l’automne et la grisaille du ciel trahissant notre paysage intérieur rouge et or. Une question que nous pouvons nous poser : « Et si la Toussaint était en fait et d’abord un acte d’espérance, une grande ouverture sur l’avenir ? »...

Nous sommes tous les intendants de notre vie. La parabole de Jésus vise à nous interpeller. L'admiration de Jésus n'est pas pour l'action injuste du gérant, mais pour le caractère avisé de la réaction immédiate de l'homme acculé. Pour Séraphin de Sarov "Le but de la vie chrétienne est l'acquisition du Saint Esprit". Et il nous demande d'être avisés :"Acquérir la grâce de l'Esprit-Saint c'est négocier au Nom du Christ toutes les vertus possibles, en faire spirituellement le commerce, et...