Homélie :
« Chers frères et sœurs!
Chaque année, le Seigneur nous accorde un temps favorable pour nous préparer à célébrer avec un cœur renouvelé le grand Mystère de la mort et de la résurrection de Jésus, pierre angulaire de la vie chrétienne personnelle et communautaire. Il nous faut constamment revenir à ce Mystère, avec notre esprit et notre cœur. En effet, ce Mystère ne cesse de grandir en nous, dans la mesure où nous nous laissons entraîner par son dynamisme spirituel et y adhérons par une réponse libre et généreuse. »
En 2020, Le pape François écrivait ceci sous le signe du Rosaire : «Je confie ce carême des catholiques à la Vierge Marie : « J’invoque l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie pour ce Carême à venir, afin que nous accueillions l’appel à nous laisser réconcilier avec Dieu, pour fixer le regard du cœur sur le Mystère pascal, et nous convertir à un dialogue ouvert et sincère avec Dieu. C’est ainsi que nous pourrons devenir ce que le Christ dit de ses disciples : sel de la terre et lumière du monde (cf. Mt 5, 13-14). »
Pour bien entrer en carême, il faut se préparer. Comme lorsqu’on part pour un voyage de 40 jours : on se prépare.
COMMENT VOULEZ-VOUS VIVRE VOTRE CARÊME à la suite du Christ ?
Jésus disait : « Ce n’est pas l’extérieur de la coupe qui doit être purifié, mais l’intérieur. » Pour suivre Jésus, il faut vouloir changer, cheminer, se laisser convertir par l’Évangile. C’est désirer profondément un vrai changement de tout son être, et se mettre en marche pour y arriver. Mais le point de départ est de désirer changer, et de savoir qu’il faudra combattre le « vieil homme » en soi.
Jésus ne peut rester indifférent à un tel désir, et son Esprit viendra à notre secours, mais la décision première nous revient. :
* J’ai vraiment besoin de changer, de convertir l’homme orgueilleux en moi, afin de devenir un homme humble.
* Je dois quitter le monde de la violence et tout ce qui s’y rattache pour épouser la douceur de Jésus.
* Je ne peux pas continuer de parler contre tout le monde, je dois apprendre la charité en passant par le silence et l’émerveillement.
Les textes de la liturgie de ce mercredi des Cendres nous invitent aux trois grands pôles du Carême : l’aumône, la prière, le jeûne.
Jésus mènera le combat du désert pour que nous, nous puissions vivre le combat du partage, de l’adoration et de la première place donnée à Dieu, et de notre sortie de notre égoïsme pour faire de la place à l’autre. Nous pouvons être vainqueurs, car Jésus a passé avant nous et Il a triomphé pour nous.
C’est autour de ces pôles que se prennent nos résolutions, et surtout, ne soyez pas surpris si vos résolutions de cette année ressemblent à celles de l’année dernière : vous êtes la même personne grandissant dans la foi. L’important est de planifier « notre carême », et ensuite, de faire confiance à Dieu, lui qui orchestrera les évènements pour que se réalisent les sauts de sainteté que nous désirons, car par la Résurrection de Jésus, nous avons accès à la sainteté. Nous n’entrons pas en carême pour Dieu, mais nous allons rejoindre Jésus au désert, qui est déjà là pour nous ! Alors debout, levons-nous avec confiance et suivons-le.
Rappelons-nous que rien n’est impossible à Dieu. L’Ange l’a dit à Marie, et elle l’a cru. En priant Marie et en plaçant notre carême sous sa protection, nous ferons aussi cette expérience.
Père Dieudonné
Prieur du Bec