‘’La Pâque hebdomadaire des chrétiens’’. «Après la Pentecôte, l’année liturgique entre dans le temps ordinaire, qui correspond au cours de l’année hors des temps privilégiés de l’Avent et de Noël, du Carême et du temps pascal. Les solennités de la Sainte Trinité et du Saint-Sacrement précèdent le retour des dimanches du temps ordinaire, en latin per annum. Il ne faut pas y  voir pour autant que ces dimanches seraient ordinaires car, en liturgie, il n’y a pas de dimanche ordinaire...

Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus nous fait un cours de culture agricole avec deux courtes paraboles. Et cela, en écho avec la première lecture tirée d’Ézéchiel et du psaume. On parle de cèdre, de palmier, de blé, de moutarde (sénevé),    de plante potagère, de semence...

Quand nous entrons au monastère, nous nous inscrivons dans une tradition. Nous n’arrivons pas pour tout changer parce que nous estimons dépassé ce que nous trouvons. Il y aura sans doute, avec le temps, des choses à changer, à corriger. Mais il y a aussi une tradition de sagesse devant laquelle nous pouvons rester modestes et qui peut nous aider ...

En cette fête de la Pentecôte, nous célébrons l'accomplissement du mystère pascal. Ce cinquantième jour et le terme et le couronnement du temps pascal. A Pâques, nous célébrons le Christ, sauveur du monde par sa mort et sa résurrection. À la Pentecôte, nous célébrons la communication de ce salut aux hommes par l’Esprit Saint. Pâques et Pentecôte sont les deux faces d'un même acte sauveur...

Après avoir donné, dans son Prologue, les grandes orientations de la vie monastique, saint Benoît commence maintenant à entrer dans le détail : il évoque ici le cénobitisme, c'est-à-dire la vie en communauté, puis l’érémitisme, la vie solitaire, qui ne peut être vécue qu’après les épreuves d’une longue probation en vie commune...